Pour un site internet commerce local, tout commence ici. Une cliente vous a été recommandée par sa voisine. Elle a votre nom. Avant de pousser la porte ou de vous appeler, elle sort son téléphone et tape votre nom sur Google.
Elle trouve une adresse approximative, deux avis datés, et rien d'autre. Pas d'horaires à jour, pas de tarifs, pas de photos de votre travail. Elle regarde le résultat suivant : un concurrent, avec un site clair, des photos, un bouton pour appeler. Elle l'appelle, lui.
Vous ne le saurez jamais. Un client perdu de cette façon ne laisse aucune trace. C'est pour cela que le site internet d'un commerce local est un sujet trompeur : la perte ne se voit pas.
Cet article vous dit ce qui se passe réellement, dans quels cas le bouche à oreille suffit encore, et ce qu'un site doit contenir pour un commerçant ou un artisan. Sans jargon.
Site internet commerce local : en ai-je vraiment besoin ?
La réponse honnête : cela dépend de votre métier et de votre situation.
Vous pouvez vous en passer, pour l'instant, si :
- votre carnet de commandes est plein pour six mois et vous refusez des clients ;
- vous travaillez uniquement pour quelques donneurs d'ordre qui vous connaissent déjà ;
- vos clients viennent exclusivement du passage devant votre boutique, dans une rue très fréquentée.
Vous en avez besoin si l'une de ces phrases vous parle :
- « Mon activité dépend de quelques clients et j'ai peur de les perdre. »
- « Les nouveaux arrivants du quartier ne me connaissent pas. »
- « Je dois expliquer mes tarifs au téléphone dix fois par semaine. »
- « J'aimerais travailler plus loin que mon village. »
- « Je veux vendre plus cher et être pris au sérieux. »
Le bouche à oreille reste votre meilleure source de clients. Un site ne le remplace pas. Il le complète : il confirme ce que votre client a entendu.
Que fait un client avant de vous appeler ?
Il vérifie, très souvent. Voici pourquoi cela compte pour vous.
Selon le baromètre 2024 de France Num, plus d'une entreprise sur deux déclare qu'au moins 5 % de sa clientèle provient d'internet. C'est cinq points de plus qu'en 2023. L'enquête porte sur 10 125 entreprises, dont 6 425 TPE, et a été publiée le 16 septembre 2024 (Direction générale des entreprises).
Ce chiffre mesure les clients qui viennent d'internet. Il ne dit rien de ceux qui vous ont connu par un proche puis ont vérifié sur Google avant de vous appeler. Ceux-là, vous ne les voyez pas, et aucune enquête ne vous les montrera.
Voici le parcours type :
- Le client entend votre nom, ou cherche « plombier + sa ville ».
- Il tape sur son téléphone.
- Il regarde la fiche Google, puis le site s'il existe.
- Il choisit en moins d'une minute.
Si l'étape 3 est vide ou pauvre, vous perdez la vente. Pas parce que vous êtes moins bon. Parce que le concurrent a rassuré en premier.
Combien de commerçants ont déjà un site ?
D'après France Num (baromètre 2022, publié le 20 septembre 2022), 80 % des entreprises de 5 à 249 salariés disposent d'un site internet. Et 15 % des TPE et PME n'en ont pas et n'estiment pas en avoir besoin (Direction générale des entreprises).
Deux lectures :
- Ce chiffre porte sur les entreprises de 5 salariés et plus. Il ne dit pas ce qu'il en est des plus petits commerces.
- Les 15 % sans site ont une raison. Les exemples donnés par l'enquête sont l'agriculture et la finance. Un menuisier, une coiffeuse ou un restaurateur n'ont pas les mêmes raisons de s'en passer : leurs clients peuvent les chercher en ligne.
Autrement dit, la grande majorité des entreprises de cette taille ont déjà un site. Votre concurrent direct en a peut-être un.
Que perd-on en n'ayant pas de site, concrètement ?
Soyons précis sur ce qu'on peut affirmer et ce qu'on ne peut pas. Je ne peux pas vous dire « vous perdez 4 clients par semaine ». Personne ne le peut sans mesurer votre cas. Voici ce qui se perd de façon certaine.
- Les clients qui ne vous connaissent pas. Ils cherchent un service dans leur ville. Sans site ni fiche Google soignée, ils ne vous voient pas.
- La confiance avant le premier contact. Un client qui hésite compare. Le commerce qui montre ses photos, ses tarifs et ses avis passe devant.
- Votre temps. Chaque question répétée (horaires, zone d'intervention, délai, prix de départ) est une minute que votre site pourrait économiser.
- Les demandes en dehors des heures d'ouverture. Un formulaire reçoit une demande à 22 heures. Votre téléphone, non.
- Les gros clients. Une copropriété, une entreprise voisine ou un syndic qui cherche un prestataire vérifie souvent un site avant de demander un devis.
Un exemple de calcul, à faire avec vos chiffres. Un artisan dont la prestation moyenne rapporte 400 € gagne un client de plus par mois grâce à son site : cela fait 4 800 € par an. Le pack Essentiel coûte 490 €. Ces chiffres sont un exemple, pas une promesse. Faites le calcul avec votre panier moyen.

À quoi ressemble un bon site de commerce local ?
Pas besoin de vingt pages. Un commerçant a besoin de huit choses, claires, visibles sur téléphone sans zoomer.
- Votre activité en une phrase, dès l'écran d'accueil : « Plombier à Lyon 3e, dépannage sous 2 heures ».
- Un bouton pour appeler, en haut, qui fonctionne d'un clic sur mobile.
- Vos horaires et votre adresse, avec une carte.
- Vos prestations ou votre carte, avec des tarifs de départ si vous pouvez.
- De vraies photos : vous, votre boutique, vos réalisations.
- Un formulaire de contact court : nom, téléphone, message.
- Vos avis clients, ceux que vous avez déjà reçus sur Google, à citer tels quels.
- Votre zone de travail, pour les artisans qui se déplacent.
Cela tient sur une page, parfois sur cinq, selon votre métier.
Quel site pour quel métier ?
- Boulangerie, fleuriste, boucherie : une page. Horaires, produits du moment, carte, téléphone.
- Plombier, électricien, peintre : une page. Zone d'intervention, types d'interventions, appel en un clic, photos de chantiers.
- Coiffeur, institut de beauté, auto-école : de une à cinq pages si vous voulez la prise de rendez-vous en ligne.
- Cabinet (kiné, ostéopathe, comptable, avocat) : quelques pages : prestations, présentation de l'équipe, tarifs, prise de rendez-vous.
- Coach, formateur, consultant : une page par offre, une page contact.
- Agent immobilier : une page vitrine pour l'agence, plus de pages si vous publiez beaucoup.
Un restaurant qui prend des réservations complexes, ou un commerce avec un catalogue de produits, demande un site plus travaillé.
Fiche Google, page Facebook ou site : quelle différence ?
Les trois se complètent, mais ne se valent pas.
| Fiche Google | Page Facebook | Site internet | |
|---|---|---|---|
| Prix | Gratuit | Gratuit | Payant |
| Vous contrôlez le contenu | En partie | En partie | Totalement |
| Vous racontez votre métier | Peu | Un peu | Autant que vous voulez |
| Appartient à | Meta | Vous | |
| Reçoit des demandes à votre façon | Non | Non | Oui |
Notre conseil honnête : commencez par la fiche Google, elle est gratuite et c'est ce que les clients voient en premier. Si vous ne l'avez pas remplie, faites-le cette semaine. Ensuite, un site vous donne une base à vous, vers laquelle pointent votre fiche Google, vos cartes de visite et vos réseaux. Notre article sur la fiche Google de votre commerce détaille les réglages.
Combien coûte un site pour un commerce local ?
Voici les packs de Fiddes Web. Prix en euros HT, affichés, sans devis à attendre. Aucun travail ne commence avant paiement.
| Pack | Prix | Contenu | Délai |
|---|---|---|---|
| Essentiel | 490 € | 1 page complète, textes rédigés, adaptée au mobile, fiche Google locale de base, formulaire, carte, horaires, 1 série de modifications | 5 jours |
| Pro | 990 € | Jusqu'à 5 pages, fiche Google optimisée, prise de rendez-vous ou réservation simple, 2 séries de modifications | 7 jours |
| Sur mesure | à partir de 1 490 € | Réservation avancée, plusieurs langues, catalogue | Sur devis |
Hébergement et maintenance : 39 € par mois en option, avec hébergement, nom de domaine à votre nom, email professionnel, sauvegardes et 30 minutes de modifications par mois. Engagement de 12 mois.
Comment ça se passe : vous choisissez votre pack, vous remplissez un formulaire sur votre activité, vous payez en ligne de façon sécurisée, et vous recevez votre site dans le délai annoncé. Le délai démarre à la réception du paiement et du formulaire complet. Garantie satisfait ou remboursé. Vous n'avez pas à fournir vos textes : on part de votre activité et de votre fiche Google, et vous validez.
Pour une comparaison détaillée des prix du marché, lisez combien coûte un site internet pour une TPE.
Comment s'y prendre dès cette semaine ?
Trois étapes, dans cet ordre.
- Ouvrez Google sur votre téléphone et tapez votre métier et votre ville. Regardez ce que voit un client. Prenez une capture d'écran.
- Complétez votre fiche Google : horaires, photos, description, téléphone. C'est gratuit et c'est vite fait.
- Choisissez un site si vous voulez recevoir des demandes et rassurer avant l'appel. Le pack Essentiel suffit pour un commerce qui veut simplement être trouvé et contacté.


